Bourrache et onagre à la ménopause : Bienfaits réels

Bourrache et onagre à la ménopause : Bienfaits réels

💡 Ce qu’il faut retenir :

GLA, un acide gras particulier : la bourrache et l'onagre sont les deux principales sources végétales d'acide gamma-linolénique. La bourrache est environ deux fois plus concentrée.

Aucune allégation EFSA pour ces huiles à la ménopause : les bénéfices supposés reposent sur l'usage traditionnel et des mécanismes physiologiques, pas sur des allégations validées.

Données cliniques contrastées : les essais sur les bouffées de chaleur donnent des résultats hétérogènes (Farzaneh 2013, Kazemi 2021, Mehrpooya 2024). Les données sur la peau sont limitées à de petites études (Brosche 2000).

Précautions sérieuses : déconseillé en grossesse/allaitement, avec anticoagulants, en cas d'épilepsie ou avant une chirurgie. Bourrache : exiger la certification "sans alcaloïdes pyrrolizidiniques".

Formule Ménopause Novoma propose une approche différente, sans huile de bourrache ni onagre (pollen, mélisse, safran, resvératrol, D3/K2).

L'association huile bourrache onagre ménopause revient régulièrement dans les recommandations grand public destinées aux femmes en péri ou postménopause. Ces deux huiles végétales partagent un point commun : une teneur élevée en acide gamma-linolénique (GLA), un acide gras oméga-6 impliqué dans plusieurs mécanismes physiologiques liés à la peau et à la réponse inflammatoire. 


La majorité des bénéfices qui leur sont prêtés relèvent de l'usage traditionnel et de mécanismes hypothétiques. Les études cliniques disponibles restent peu nombreuses, avec des résultats contrastés. 


Dans cet article, nous faisons le bilan factuel des données disponibles, sans surpromesse, et précise les points de vigilance à connaître avant toute supplémentation.

Onagre et bourrache : qu'est-ce que c'est ?

L'onagre (Oenothera biennis) est une plante originaire d'Amérique du Nord, reconnaissable à ses fleurs jaunes qui s'ouvrent au crépuscule. La bourrache (Borago officinalis) est originaire du bassin méditerranéen et porte de petites fleurs bleues étoilées. Dans les deux cas, l'huile est extraite des graines par première pression à froid, un procédé qui préserve les acides gras essentiels et les composés sensibles à la chaleur.


Ces deux huiles se distinguent surtout par leur profil en acides gras :


Acide gras

Huile d'onagre

Huile de bourrache

Acide linoléique (oméga-6)

65 à 85 %

30 à 48 %

Acide gamma-linolénique (GLA)

7 à 17 %

17 à 27 %



La bourrache est aujourd'hui la meilleure source végétale identifiée d'acide gamma-linolénique, avec une concentration environ deux fois supérieure à celle de l'onagre. C'est principalement ce GLA qui est étudié pour ses effets potentiels sur la santé féminine.


Sur le plan métabolique, le GLA est converti dans l'organisme en prostaglandines de série 1 (PGE1), des messagers impliqués dans la régulation de la réponse inflammatoire et hormonale. Ce mécanisme physiologique est bien documenté, mais ses traductions cliniques à la ménopause restent débattues, comme le montre la section suivante.

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Quels effets démontrés à la ménopause ? Le bilan scientifique

Les huiles d'onagre et de bourrache ont été étudiées sur trois axes principaux : les bouffées de chaleur, l'état cutané et le confort articulaire. Le niveau de preuve diffère sensiblement d'un sujet à l'autre.

Bouffées de chaleur : preuves contrastées

Les données disponibles sur l'huile d'onagre et les bouffées de chaleur sont mitigées.


Farzaneh et al. (2013) ont conduit un essai randomisé contrôlé sur 56 femmes (onagre 500 mg deux fois par jour pendant 6 semaines), rapportant une amélioration sur la sévérité (-42 %), la fréquence (-39 %) et la durée (-19 %) des bouffées de chaleur versus placebo [1]. 


À l'inverse, Kazemi et al. (2021), sur 76 postménopausées (1000 mg deux fois par jour, 8 semaines), n'observent pas de différence significative sur la fréquence, la durée ou la sévérité des bouffées de chaleur, mais relèvent une amélioration des sueurs nocturnes [2]. 


La méta-analyse de Mehrpooya et al. (2024), portant sur 6 RCT et 450 femmes, conclut à une sévérité plus basse avec l'huile d'onagre sur des cures inférieures à 6 mois, mais sans différence significative sur la fréquence ou la durée [3]. 


Le niveau de preuve global reste donc modéré et hétérogène. Pour un point d'ensemble sur les approches non médicamenteuses, voir notre article dédié aux bouffées de chaleur à la ménopause.

Sécheresse cutanée et peau

La chute des œstrogènes en postménopause accélère la perte d'hydratation cutanée et la diminution de la production de sébum. Les huiles riches en GLA contribuent au renouvellement des lipides membranaires des kératinocytes, ce qui peut influencer la fonction barrière de l'épiderme. Brosche et Platt (2000) ont étudié l'effet de capsules d'huile de bourrache (360 mg de GLA par jour pendant 2 mois) chez 29 sujets âgés et ont rapporté une amélioration des paramètres d'hydratation cutanée et une réduction de la perte insensible en eau [4]. 


À noter : ces résultats portent sur une petite étude et ne sont pas validés par une allégation EFSA pour l'huile de bourrache ou d'onagre sur la peau ménopausique. 


Le confort cutané à la ménopause se travaille aussi par d'autres approches, comme le collagène à la ménopause.

Confort articulaire et général

Le GLA a été étudié dans le cadre de la polyarthrite rhumatoïde, avec un niveau de preuve faible selon une revue Cochrane (Cameron et al., 2011). Aucune étude n'évalue spécifiquement le confort articulaire à la ménopause hors contexte rhumatoïde. Ces huiles relèvent donc, sur ce point, d'un usage traditionnel et non d'un effet démontré. Il n'existe pas d'allégation EFSA reconnue sur le confort articulaire pour la bourrache ou l'onagre.

Onagre et bourrache : précautions et contre-indications

La supplémentation en huile de bourrache ou d'onagre n'est pas anodine. Plusieurs situations justifient un avis médical préalable, voire une contre-indication formelle :

  • Grossesse et allaitement : déconseillé. Les données de sécurité sont insuffisantes, et l'huile de bourrache peut contenir des alcaloïdes pyrrolizidiniques, potentiellement hépatotoxiques à fortes doses (Pieters, 1989). Privilégier les huiles certifiées sans alcaloïdes pyrrolizidiniques (voir source [5]).

  • Traitement anticoagulant : le GLA peut potentialiser l'action des anticoagulants en agissant sur l'agrégation plaquettaire. Avis médical obligatoire.

  • Antécédent d'épilepsie : des rapports anciens (Vaddadi, 1981) ont évoqué un abaissement du seuil épileptogène avec l'huile d'onagre. À éviter en cas d'épilepsie ou de traitement antiépileptique.

  • Chirurgie programmée : arrêter au moins 2 semaines avant toute intervention, en raison du risque de saignement accru.

  • Effets indésirables fréquents : troubles digestifs légers (nausées, ramollissement des selles) et céphalées légères.

Posologie usuelle : 1 à 3 g par jour d'huile d'onagre ou de bourrache, de préférence aux repas, en cures de 3 mois renouvelables. Ces huiles rancissent vite : conserver au frais, à l'abri de la lumière et de l'air. Pour resituer le contexte global de cette période, voir notre article sur les signes de la ménopause.

Comment choisir un complément à base d'huile de bourrache ou d'onagre pour la ménopause ?

Six critères de qualité à vérifier avant d'acheter :

  • Première pression à froid : préserve les acides gras essentiels et le profil en GLA.

  • Origine biologique : les graines concentrent les éventuels résidus de pesticides.

  • Vitamine E (tocophérol) ajoutée : limite l'oxydation de l'huile, sensible au rancissement.

  • Titre garanti en GLA : l'étiquette doit préciser le pourcentage d'acide gamma-linolénique par capsule.

  • Pour la bourrache : certification "sans alcaloïdes pyrrolizidiniques", conformément aux recommandations de l'ANSES (2018) [5].

  • Capsule végétale plutôt que gélatine animale, si vous suivez un régime végétarien ou vegan.

Précision sur Formule Ménopause Novoma : notre formule ne contient ni huile de bourrache, ni huile d'onagre. Elle propose une approche différente, sans phyto-œstrogènes ni huiles oméga-6, à base de pollen, mélisse, safran, resvératrol et vitamines D3/K2. 


Pour celles qui souhaitent spécifiquement une supplémentation en GLA, d'autres références existent sur le marché. 


Pour découvrir notre approche, consultez Formule Ménopause Novoma ou notre collection compléments alimentaires ménopauseDéconseillé en cas de grossesse, d'allaitement, de traitement anticoagulant ou antidépresseur.

Pour comparer les différentes options et orienter votre choix, vous pouvez aussi consulter notre guide meilleur complément alimentaire ménopause ainsi que notre article sur les plantes pour la ménopause.


Les informations présentes dans cet article sont fournies à titre informatif et ne se substituent en aucun cas à un avis médical. Avant toute supplémentation, en particulier en cas de traitement anticoagulant, d'épilepsie, de chirurgie programmée, de grossesse ou d'allaitement, consultez un professionnel de santé.

Lucas PINOS

Co-Fondateur de Novoma

Passionné et expert en micro-nutrition, Lucas a fondé Novoma en 2012. C’est avec conviction qu’il développe des compléments alimentaires aux actifs efficaces, soigneusement choisis et 100 % clean, pour répondre au mieux aux besoins de l’organisme.

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Sources

[1] Farzaneh F, Fatehi S, Sohrabi MR, Alizadeh K (2013). The effect of oral evening primrose oil on menopausal hot flashes: a randomized clinical trial. Archives of Gynecology and Obstetrics, 288(5):1075-1079. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23625331/


[2] Kazemi F, Masoumi SZ, Shayan A, Oshvandi K (2021). The effect of evening primrose oil capsule on hot flashes and night sweats in postmenopausal women: a single-blind randomized controlled trial. Journal of Menopausal Medicine, 27(1):8-14. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33942584/


[3] Mehrpooya M, Eshraghi A, Rabiee S, Larki-Harchegani A, Ataei S (2024). Evening Primrose Oil for Menopause Hot Flashes: Systematic Review and Meta-Analysis. Journal of Menopausal Medicine, méta-analyse de 6 RCT, 450 femmes. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC13010577/


[4] Brosche T, Platt D (2000). Effect of borage oil consumption on fatty acid metabolism, transepidermal water loss and skin parameters in elderly people. Archives of Gerontology and Geriatrics, 30(2):139-150. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15374040/


[5] ANSES (2018). Risques liés à la consommation de compléments alimentaires contenant des plantes pouvant entraîner un effet hépatotoxique. Avis et rapport. https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2017SA0188Ra.pdf

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Nos réponses à vos questions

Tout savoir sur l'huile de bourrache et d'onagre à la ménopause

Onagre ou bourrache : laquelle choisir ?

Pour la teneur en GLA pure, la bourrache l'emporte (17 à 27 % vs 7 à 17 % pour l'onagre). Pour la teneur en acide linoléique, c'est l'onagre. En pratique, la bourrache est plus concentrée en GLA et donc plus efficiente en termes de coût par milligramme d'actif. De nombreux compléments associent les deux pour combiner les profils d'acides gras.

En combien de temps voit-on des effets ?

Les études cliniques mesurent les effets entre 6 et 12 semaines. Comptez au minimum 2 à 3 mois de cure régulière pour évaluer les effets ressentis sur la peau et le confort. Réévaluation conseillée à 3 mois : si aucun bénéfice n'est ressenti à ce stade, il est inutile de prolonger la supplémentation.

L'huile de bourrache et d'onagre peut-elle remplacer un THS ?

Non. Ces huiles ne sont pas des médicaments et ne traitent pas la ménopause au sens médical du terme. Elles peuvent accompagner la transition pour des manifestations légères, mais ne sont pas une alternative au traitement hormonal de la ménopause (THM) dans ses indications médicales reconnues, notamment les bouffées de chaleur invalidantes ou la prévention osseuse. Un avis médical préalable est indispensable. Pour explorer les alternatives non hormonales, voir notre article sur la ménopause sans hormone.

Quels effets indésirables possibles ?

Les effets fréquents sont généralement légers : nausées, ramollissement des selles, céphalées. Les effets plus rares incluent une majoration des saignements (effet anti-agrégant plaquettaire) et, dans des rapports anciens, un abaissement du seuil épileptogène. Pour la bourrache, le risque d'alcaloïdes pyrrolizidiniques (hépatotoxiques à fortes doses) impose de choisir une huile certifiée. Signalez toujours la prise à votre médecin, en particulier avant une chirurgie ou en cas de traitement médicamenteux.

Peut-on associer onagre et bourrache à d'autres compléments ménopause ?

Oui, avec précaution. Évitez le cumul avec d'autres compléments susceptibles d'augmenter le risque de saignement (oméga-3 à forte dose, vitamine E à fortes doses, ginkgo biloba). Compatibilité globalement bonne avec la vitamine D3, la vitamine K2, le magnésium et les vitamines B. Respectez les posologies indiquées et évitez de multiplier les compléments sans avis professionnel.

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