Ménopause sans hormone : quelles solutions naturelles ?
💡 Ce qu’il faut retenir :
Une réalité majoritaire en France : pour des raisons médicales (antécédents personnels ou familiaux de cancer hormono-dépendant, contre-indications) ou par choix personnel, environ 6 femmes ménopausées sur 10 n'ont jamais recouru à un traitement hormonal de la ménopause (THM).
Sans hormone ≠ sans action hormonale : beaucoup de plantes traditionnellement utilisées contiennent des phyto-œstrogènes (soja, trèfle rouge, actée, sauge), ce qui les rend soumises aux mêmes contre-indications que le THM.
Distinction essentielle : certaines plantes (pollen, mélisse, safran) n'ont pas d'action phyto-œstrogénique démontrée et peuvent convenir à un plus large public, sous réserve d'un avis médical.
Hygiène de vie en socle : activité physique régulière, alimentation équilibrée, gestion du stress, sommeil régulier et limitation du tabac restent les bases incontournables.
Compléments alimentaires ≠ médicaments : ils ne se substituent pas au THM dans ses indications médicales mais peuvent accompagner la transition. Un avis médical préalable est indispensable, en particulier en cas d'antécédent médical.
Sommaire
La ménopause sans hormone est, pour de nombreuses femmes, un choix assumé. Que ce soit pour des raisons médicales (cancer hormono-dépendant, antécédents personnels ou familiaux, contre-indications) ou par préférence personnelle, environ 6 femmes ménopausées sur 10 en France n'ont jamais recouru à un traitement hormonal de la ménopause (THM). Vivre la ménopause sans hormone ne signifie pas pour autant rester sans solution.
Dans cet article, vous trouverez un panorama des solutions naturelles documentées par la science, en distinguant clairement celles qui agissent via des phyto-œstrogènes (donc à effet hormonal-like et soumises aux mêmes contre-indications que le THM) de celles qui n'ont aucune action hormonale. Précision importante d'emblée : « sans hormone » ne signifie pas « sans aucune action hormonale ». Beaucoup de plantes traditionnellement utilisées contre les manifestations de la ménopause (actée à grappes noires, trèfle rouge, soja, sauge) contiennent des phyto-œstrogènes. Cette distinction est essentielle pour faire un choix éclairé.
Pourquoi choisir une approche sans hormone à la ménopause ?
Le traitement hormonal de la ménopause (THM) reste, selon la HAS, la référence médicale pour soulager les bouffées de chaleur invalidantes, atténuer la sécheresse vaginale et participer à la prévention osseuse en début de postménopause. Il est prescrit à la dose minimale efficace, pour la durée la plus courte possible, et réévalué chaque année [5]. Cela dit, le THM ne convient pas à toutes les femmes.
Voici les principales situations dans lesquelles une approche sans hormone est envisagée :
Contre-indications absolues : antécédent personnel de cancer du sein, du col de l'utérus, de l'endomètre ou de l'ovaire ; antécédent d'accident thromboembolique veineux (phlébite, embolie pulmonaire) ; maladie cardiovasculaire active ; hépatopathie sévère.
Antécédents familiaux importants : présence d'un cancer hormono-dépendant chez une parente du premier degré peut conduire à privilégier une approche non hormonale, en concertation avec le médecin.
Choix personnel : crainte du cancer hormono-dépendant, préférence pour une approche dite « naturelle », méfiance vis-à-vis d'une médicalisation jugée excessive de cette transition de vie.
Effets indésirables ou intolérance : certaines femmes arrêtent un THM pourtant indiqué pour des raisons de tolérance (tensions mammaires, prise de poids ressentie, saignements).
Indisponibilité d'un suivi gynécologique régulier : le THM nécessite un suivi annuel rigoureux. Quand celui-ci n'est pas accessible, le rapport bénéfices/risques peut pencher en faveur d'autres approches.
Précision essentielle, et c'est une obligation réglementaire : les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments. Ils ne se substituent pas au THM dans ses indications médicales validées. Ils peuvent en revanche accompagner la transition pour les femmes qui ne sont pas (ou plus) sous traitement hormonal. Dans tous les cas, un avis médical préalable est indispensable avant toute supplémentation, en particulier en cas d'antécédent personnel ou familial de cancer hormono-dépendant.
Phyto-œstrogènes vs sans phyto-œstrogènes : la distinction essentielle
C'est l'un des points les plus mal connus du grand public, et pourtant l'un des plus importants quand on parle de ménopause sans hormone. Les phyto-œstrogènes sont des composés végétaux capables de se lier aux récepteurs aux œstrogènes humains, mimant en partie leur action. Concrètement, plusieurs plantes traditionnellement utilisées pour accompagner la ménopause en contiennent :
Soja (isoflavones : génistéine, daidzéine)
Trèfle rouge (formononétine, biochanine A)
Actée à grappes noires ou cimicifuga (triterpènes glycosidiques)
Houblon, kudzu, sauge officinale, gattilier (à des degrés variables)
La conséquence est directe : ces plantes sont contre-indiquées dans les mêmes situations que le THM. L'ANSES, dans son rapport de référence sur les phyto-œstrogènes alimentaires, a fixé une limite supérieure d'apport en isoflavones aglycones à 1 mg/kg de poids corporel/jour, et recommande des précautions particulières chez les femmes ménopausées ayant un antécédent personnel de cancer hormono-dépendant ou sous hormonothérapie [3]. Côté efficacité, la revue Cochrane de Lethaby et al. (2013), qui a analysé 43 essais cliniques randomisés sur 4 084 femmes, n'a pas mis en évidence de preuve consistante d'efficacité globale des phyto-œstrogènes sur les bouffées de chaleur (seules les isoflavones à forte teneur en génistéine montrent un signal modeste à confirmer) [2].
À l'inverse, certaines plantes utilisées en accompagnement de la ménopause n'ont pas d'action phyto-œstrogénique démontrée : c'est le cas du pollen d'abeille (l'analyse HPLC de Hellström 2012 confirme l'absence d'isoflavones dans l'extrait Femal®), du safran, de la mélisse et de certains extraits standardisés. Pour les femmes recherchant une formule explicitement sans phyto-œstrogènes ni isoflavones, des produits comme la Formule Ménopause Novoma ont été développés autour de cette caractéristique.
Les solutions naturelles documentées (panorama par manifestation)
Plutôt qu'une liste générique, voici un panorama organisé par manifestation : pour chacune, les actifs étudiés, leur appartenance ou non aux phyto-œstrogènes, le niveau de preuve disponible et les précautions essentielles.
Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes
Plusieurs actifs sont étudiés. La sauge officinale (phyto-œstrogène) a fait l'objet d'une étude ouverte multicentrique en Suisse sur 71 femmes ménopausées (Bommer et al. 2011, Adv Ther) qui a rapporté une réduction du score d'intensité des bouffées sur 8 semaines, mais sans groupe placebo (niveau de preuve faible) [1]. L'actée à grappes noires (phyto-œstrogène) reste largement utilisée malgré des résultats d'études contradictoires. Le pollen d'abeille (non phyto-œstrogène), via l'extrait standardisé Femal®, a été évalué par Winther et al. 2005 dans Climacteric, sur 64 femmes ménopausées en double aveugle contre placebo, avec une réduction du score de Menopause Rating Scale rapportée [6]. Pour aller plus loin, voir notre article dédié aux bouffées de chaleur à la ménopause.
Sommeil et baisse de moral
La mélisse (Melissa officinalis) est traditionnellement utilisée pour ses propriétés relaxantes (usage traditionnel européen, monographies EMA). Le safran via l'extrait standardisé Affron® a fait l'objet de plusieurs études cliniques randomisées dont celle de Lopresti et Smith (2021, J Menopausal Med) chez 86 femmes périménopausées sur 12 semaines à 28 mg/jour, avec amélioration rapportée des manifestations psychologiques [4]. Précision importante : l'EFSA a rendu en juillet 2021 un avis défavorable sur le claim « positive mood » pour Affron®. La vitamine B6 et le magnésium portent des allégations EFSA officielles : « contribue à un fonctionnement normal du système nerveux » et « contribue à des fonctions psychologiques normales » (Règlement 432/2012).
Densité osseuse
La perte de densité osseuse s'accélère pendant les 5 à 10 premières années postménopause. Côté allégations EFSA reconnues : la vitamine D3 « contribue à l'absorption normale du calcium et au maintien d'une ossature normale », la vitamine K2 « contribue au maintien d'une ossature normale », le calcium « est nécessaire au maintien d'une ossature normale » (Règlement UE n°432/2012). Précision essentielle : aucun complément alimentaire ne remplace une ostéodensitométrie sur prescription quand des facteurs de risque d'ostéoporose sont présents (antécédents familiaux, ménopause précoce, corpulence faible, tabagisme, corticoïdes au long cours).
Peau, articulations et confort général
Pour la peau, l'acide hyaluronique et le collagène ne disposent pas d'allégation EFSA spécifique. La vitamine C porte en revanche l'allégation officielle « contribue à la formation normale de collagène pour la peau, les os, les cartilages, les vaisseaux sanguins » (Règlement 432/2012). Pour aller plus loin sur ce sujet, consultez notre article sur le collagène et la ménopause. Côté usage traditionnel, les huiles de bourrache et d'onagre sont fréquemment mentionnées pour la sécheresse cutanée.
Hygiène de vie : le socle indispensable
Avant tout complément, l'hygiène de vie reste le pilier le mieux documenté pour accompagner la ménopause. Santé Publique France et la HAS recommandent au moins 30 minutes par jour d'activité dynamique (marche rapide, vélo, natation), combinées à 2 à 3 séances par semaine de renforcement musculaire pour préserver la masse maigre. À cela s'ajoutent une alimentation de type méditerranéen (légumes, fruits, légumineuses, poissons, huile d'olive), une gestion active du stress (méditation, respiration, sophrologie), un sommeil régulier, et une limitation de l'alcool et du tabac. Précision intéressante : le tabac avance l'âge de la ménopause de 1 à 2 ans en moyenne.
Nous vous recommandons
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- ✅ Sans isoflavones ni phytoestrogènes
- ✅ 1 mois d'utilisation
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Pour les femmes souhaitant un complément alimentaire sans phyto-œstrogènes ni isoflavones, la Formule Ménopause Novoma a été conçue autour de cette caractéristique. Sa composition associe 6 actifs complémentaires (pour 2 gélules, dose journalière recommandée) :
Pollen 300 mg (issu de Nutragroup) : usage traditionnel d'accompagnement à la ménopause, sans isoflavones.
Mélisse 160 mg (dont 8 mg d'acide rosmarinique) : plante traditionnellement reconnue pour ses propriétés apaisantes.
Resvératrol ResveratrOx® 150 mg : polyphénol naturellement présent dans le raisin et certaines baies.
Safran Affron® 30 mg (standardisé à 1,05 mg de lépticrosalides®) : extrait breveté utilisé dans plusieurs études cliniques sur la transition ménopausique.
Vitamine K2 K2VITAL® 75 µg (100 % VNR) : contribue au maintien d'une ossature normale (allégation EFSA).
Vitamine D3 D3V® 25 µg (50 % VNR) : contribue à l'absorption normale du calcium et au maintien d'une ossature normale (allégations EFSA).
Posologie recommandée : 2 gélules par jour, de préférence avec un repas (pour optimiser l'absorption des vitamines liposolubles D3 et K2 ainsi que du resvératrol). Le format de 60 gélules correspond à 1 mois de cure (26,90 €).
Côté études cliniques publiées sur les actifs : l'étude de Lopresti et Smith (2021, Journal of Menopausal Medicine 27(2):66-78) a porté sur l'extrait Affron® à 28 mg/jour chez 86 femmes périménopausées sur 12 semaines (essai randomisé en double aveugle vs placebo), avec une amélioration rapportée des manifestations psychologiques [4]. Cette étude est citée à titre informatif strict : les résultats portent sur l'ingrédient Affron® étudié dans ce cadre spécifique et ne constituent pas une promesse d'effet pour le produit final.
⚠️ Précautions à connaître avant toute complémentation. La Formule Ménopause Novoma est déconseillée en cas de grossesse, d'allaitement, de traitement anticoagulant (en raison du resvératrol), de traitement antidépresseur (en raison du safran), chez les enfants, en cas de cancer hormono-dépendant en cours, en cas de THM en cours, et en cas d'antécédent de maladie hépatique. Toujours demander un avis médical en cas de doute, et ne pas dépasser la dose journalière recommandée.
Formule Ménopause Novoma : 6 actifs en synergie (pollen, mélisse, safran Affron®, resvératrol ResveratrOx®, vitamine K2VITAL®, vitamine D3V®), sans phyto-œstrogènes ni isoflavones, pour les femmes qui souhaitent une approche non hormonale pendant cette période.
Pour explorer d'autres aspects de cette transition, vous pouvez consulter nos articles dédiés aux signes de la ménopause, aux phases de la ménopause et à notre guide du meilleur complément alimentaire pour la ménopause.
Les informations présentes dans cet article sont fournies à titre informatif et ne se substituent en aucun cas à un avis médical. Avant toute supplémentation, en particulier en cas d'antécédent personnel ou familial de cancer hormono-dépendant, de traitement médicamenteux ou de maladie chronique, consultez un professionnel de santé. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée et à un mode de vie sain.
Sources
[1] Bommer S., Klein P., Suter A. (2011). First time proof of sage's tolerability and efficacy in menopausal women with hot flushes. Advances in Therapy, 28(6):490-500. Étude ouverte multicentrique non contrôlée, n=71. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21630133/
[2] Lethaby A., Marjoribanks J., Kronenberg F., Roberts H., Eden J., Brown J. (2013). Phytoestrogens for menopausal vasomotor symptoms. Cochrane Database of Systematic Reviews 12:CD001395. Revue systématique de 43 essais randomisés, n=4084. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24323914/
[3] ANSES (2005). Sécurité et bénéfices des phyto-estrogènes apportés par l'alimentation, recommandations (saisine 2002-SA-0014). Avis officiel d'agence sanitaire française. https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT-Ra-Phytoestrogenes.pdf
[4] Lopresti A.L., Smith S.J., Drummond P.D. (2021). The Effects of a Saffron Extract (Affron®) on Menopausal Symptoms in Women during Perimenopause : A Randomised, Double-Blind, Placebo-Controlled Study. Journal of Menopausal Medicine, 27(2):66-78. RCT double-aveugle vs placebo, n=86. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34463070/
[5] HAS (2014). Traitements hormonaux de la ménopause, synthèse des recommandations. Recommandations officielles de la Haute Autorité de Santé. https://www.has-sante.fr/jcms/c_2615194/fr/traitements-hormonaux-de-la-menopause
[6] Winther K., Rein E., Hedman C. (2005). Femal, a herbal remedy made from pollen extracts, reduces hot flushes and improves quality of life in menopausal women : a randomized, placebo-controlled, parallel study. Climacteric, 8(2):162-170. RCT double-aveugle, n=64. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16096172/
[7] ANSM (2009). Communication relative à l'actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa) et au risque d'atteinte hépatique.
[8] Règlement (UE) n°432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires (vitamines D3, K2, B6, magnésium, calcium, vitamine C).





