Plantes pour la ménopause : lesquelles choisir selon les signes ?

Plantes pour la ménopause : lesquelles choisir selon les signes ?

Chercher une plante pour la ménopause, c'est souvent le premier réflexe quand les bouffées de chaleur ou les nuits agitées s'installent. Le souci, c'est que le marché est dense et que deux compléments à base de plantes posés côte à côte dans le rayon peuvent agir de façons totalement opposées. Pour bien choisir, il faut donc un minimum de repères. Le premier d'entre eux : savoir si le complément contient ou non des phyto-œstrogènes, car ils imitent l'action des œstrogènes et partagent les mêmes contre-indications que le traitement hormonal. Alors faisons un point complet ensemble sur les plantes traditionnellement utilisées, pour voir ce qu'elles valent vraiment et à qui elles conviennent.

Les 2 grandes familles de plantes pour la ménopause

Les plantes utilisées pour la ménopause se répartissent en deux grandes familles : celles qui contiennent des phyto-œstrogènes et celles qui n’en contiennent pas.

Plantes à phyto-œstrogènes

Comme leur nom l'indique, ces plantes renferment des composés proches des œstrogènes. Soja, trèfle rouge, actée à grappes noires, houblon, sauge officinale, kudzu et gattilier : ce sont souvent les plantes les plus utilisées contre les bouffées de chaleur. Mais comme elles imitent l'action de nos œstrogènes, elles sont déconseillées pendant un traitement hormonal ou en cas d'antécédent personnel ou familial de cancer hormono-dépendant (sein, ovaire, endomètre), de fibrome ou d'endométriose (1).

Plantes sans phyto-œstrogènes

Ces plantes n’imitent pas l’action des œstrogènes. Pollen, safran, mélisse, valériane, passiflore, ashwagandha, bourrache, onagre, millepertuis : elles agissent sur la thermorégulation, le système nerveux ou le confort général. Elles conviennent aux femmes qui doivent éviter les phyto-œstrogènes, mais toujours sous avis médical, car certaines doivent être prises avec précautions : l'ashwagandha est à éviter en cas de trouble thyroïdien, et le millepertuis interagit avec de nombreux médicaments.

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Plantes traditionnellement utilisées par symptôme

À chaque symptôme, ses plantes et ses précautions. Retrouvez ici les plantes traditionnellement utilisées en fonction de ce que vous ressentez. 

Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes

Pour une plante “bouffées de chaleur”, le choix dépend d'abord de votre profil hormonal. Côté phyto-œstrogènes, la sauge officinale est parmi les plus étudiées. Une étude (2) sur 71 femmes a par exemple rapporté une baisse de l'intensité des bouffées de chaleur liées à la ménopause. L'actée à grappes noires et le trèfle rouge sont souvent proposés, avec des preuves plus discutées (3)(4). Pour l'actée, attention : son utilisation a été encadrée en 2009 après de rares atteintes du foie, donc à n'utiliser que sur avis médical. 

 

Si les phyto-œstrogènes vous sont déconseillés, tournez-vous plutôt vers le pollen, et tout particulièrement l'extrait Femal® qui a montré sa capacité à réduire les bouffées de chaleur (5). Ce résultat vaut pour l'extrait Femal®, pas pour tous les pollens. 

Sommeil et tensions du quotidien

Pour une plante “sommeil” à la ménopause, on reste sur des plantes apaisantes, sans action hormonale, donc plus accessibles. La mélisse est la plus connue. Cyracos®, un extrait de mélisse standardisé, a montré des effets sur la détente et la qualité du sommeil. La valériane et la passiflore sont aussi très utilisées depuis longtemps pour accompagner les difficultés d'endormissement. Soyez prudente : ne cumulez pas plusieurs de ces plantes apaisantes sans avis médical, car leurs effets peuvent s'additionner et vous assommer en journée.

Baisse de moral et sensibilité émotionnelle

Pour une plante “humeur” ménopause, le safran (extrait Affron®) est le plus étudié. Une étude menée sur des femmes en périménopause a montré une baisse de l'anxiété et de la déprime (6). Le millepertuis, très souvent utilisé dans ce contexte, est à manier avec prudence : il interagit avec beaucoup de médicaments, dont les contraceptifs, les anticoagulants, certains antidépresseurs et les immunosuppresseurs. Ne le prenez donc jamais sans avis médical. Côté adaptogènes, ce sont la rhodiola et l'ashwagandha qui sont traditionnellement utilisées.


À noter : des contre-indications s’appliquent pour l'ashwagandha, en cas de trouble thyroïdien par exemple.

Confort articulaire et osseux

Si vous cherchez une plante “articulation” ménopause, l'harpagophytum, aussi appelé griffe du diable, et les feuilles de cassis sont traditionnellement utilisés pour le confort articulaire. Pour les os, en revanche, ce ne sont pas les plantes qui tirent leur épingle du jeu, mais les vitamines D3 et K2, ainsi que le calcium, qui contribuent au maintien d'une ossature normale.

Comment choisir un complexe ménopause à base de plantes ?

Une fois que vous avez identifié la plante qui correspond à vos besoins, comparez les formules de près, car toutes ne se valent pas. Cinq critères vous aideront à choisir un complexe ménopause efficace et fiable :


✓ Privilégiez un extrait standardisé, qui garantit une concentration en principes actifs (l’extrait Affron® est par exemple titré à 3,5 % de safranal), plutôt qu'un extrait sans dosage précis ;


✓ Vérifiez que l'actif a été étudié cliniquement dans sa forme précise : les résultats obtenus avec Femal® ou Affron® ne valent que pour ces extraits brevetés, pas pour n'importe quelle formule à base de pollen ou de safran du marché. 


✓ Vérifiez la traçabilité : provenance des plantes, lieu de fabrication, contrôles qualité ;


✓ Écartez les phyto-œstrogènes si vous avez un antécédent de cancer hormono-dépendant ou une contre-indication hormonale. Ce critère est non négociable.


✓ Vérifiez la compatibilité avec vos traitements en cours, surtout pour le millepertuis, le resvératrol et le safran.


Pour vous donner un exemple concret de complexe ménopause sans phyto-œstrogènes ni isoflavones, la Formule Ménopause Novoma associe pollen, mélisse, resvératrol (ResveratrOx®), safran (Affron®), vitamine K2 (K2VITAL®) et vitamine D3 (D3V®).

Si vous recherchez un complexe ménopause sans phyto-œstrogènes, la Formule Ménopause Novoma a été conçue pour vous. Sans isoflavones, elle associe pollen, mélisse, safran Affron®, resvératrol et vitamines D3 et K2 pour accompagner cette étape de votre vie en douceur. 


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À noter : formule déconseillée en cas de grossesse, d'allaitement, de traitement anticoagulant (resvératrol) ou antidépresseur (safran). Demandez un avis médical en cas de THM en cours, d'antécédent de cancer hormono-dépendant ou de maladie hépatique.

Lucas PINOS

Co-Fondateur de Novoma

Passionné et expert en micro-nutrition, Lucas a fondé Novoma en 2012. C’est avec conviction qu’il développe des compléments alimentaires aux actifs efficaces, soigneusement choisis et 100 % clean, pour répondre au mieux aux besoins de l’organisme.

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Références scientifiques

1. ANSES, 2005. Sécurité et bénéfices des phyto-estrogènes apportés par l'alimentation. https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT-Ra-Phytoestrogenes.pdf


2. Bommer S et al., 2011. First time proof of sage's tolerability and efficacy in menopausal women with hot flushes. Advances in Therapy 28(6):490-500. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21630133/


3. Leach MJ et al., 2012. Black cohosh (Cimicifuga spp.) for menopausal symptoms. Cochrane Database of Systematic Reviews 9:CD007244. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22972105/


4. Lethaby A et al., 2013. Phytoestrogens for menopausal vasomotor symptoms. Cochrane Database of Systematic Reviews 12:CD001395. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24323914/


5. Winther K et al., 2005. Femal, a herbal remedy made from pollen extracts, reduces hot flushes and improves quality of life in menopausal women: a randomized, placebo-controlled, parallel study. Climacteric 8(2):162-170. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16096172/


6. Lopresti AL et al., 2021. The effects of a saffron extract (affron®) on menopausal symptoms in women during perimenopause: a randomised, double-blind, placebo-controlled study. Journal of Menopausal Medicine 27(2):66-78. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34463070/


Les informations présentes dans cet article sont fournies à titre informatif et ne se substituent en aucun cas à un avis médical. Avant toute supplémentation à base de plantes, en particulier en cas d'antécédent personnel ou familial de cancer hormono-dépendant, de fibrome utérin, d'endométriose, de traitement médicamenteux ou de maladie chronique, consultez un professionnel de santé.

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Tout savoir sur les plantes et la ménopause

Quelle plante est la plus efficace pour la ménopause ?

Il n'y a pas de meilleure plante ménopause dans l'absolu : tout dépend de l'inconfort et de votre profil. Pour les bouffées de chaleur, la sauge est la plus étudiée, mais c'est un phyto-œstrogène ; le pollen Femal®, lui, agit sans hormone. Le safran Affron® cible plutôt le moral, et la mélisse la détente.

Quelles plantes éviter en cas d'antécédent de cancer du sein ?

En cas d'antécédent de cancer du sein, toutes les plantes à action phyto-œstrogène sont à éviter : soja, trèfle rouge, actée à grappes noires, houblon, sauge officinale, gattilier, kudzu et fenugrec. Un avis oncologique est indispensable avant toute supplémentation, même avec les plantes sans phyto-œstrogènes, car certaines peuvent interférer avec l'hormonothérapie de type tamoxifène, létrozole ou anastrozole. Dans ce contexte précis, évitez absolument l'automédication.

Peut-on associer plusieurs plantes pour la ménopause ?

Oui, vous pouvez associer plusieurs plantes pour la ménopause, mais prudemment. Les complexes du commerce associent en général 3 à 6 actifs pensés pour aller ensemble. Le risque, quand on empile soi-même plusieurs produits, c'est de cumuler des effets apaisants (mélisse, valériane, passiflore), de déclencher des interactions (millepertuis) ou de surdoser les phyto-œstrogènes (soja, trèfle, actée). Avant de combiner plusieurs compléments, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.

Combien de temps pour ressentir les effets des plantes à la ménopause ?

La plupart des études mesurent les effets entre 8 et 12 semaines. Comptez donc une cure d'au moins 3 mois avant de juger. Faites le point à ce moment-là : si vous ne ressentez aucun bénéfice, inutile de prolonger. Et au-delà de 6 mois, ne continuez pas sans avis médical, surtout avec des phyto-œstrogènes.

Plantes ménopause et grossesse ou allaitement ?

En théorie la question ne se pose pas, puisque la ménopause marque l'arrêt des cycles. Mais en périménopause, des ovulations peuvent encore survenir. Or les plantes à action phyto-œstrogène, et la plupart des plantes médicinales, sont contre-indiquées en cas de grossesse possible ou d'allaitement. Au moindre doute, faites un test de grossesse avant de commencer.

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